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À la maison pour les vacances !

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Des vacances, de vrais vacances avec valises et voyages… Je n’imaginais pas que je pourrais à nouveau en avoir un jour et pourtant… Je rentre de 5 jours en Belgique… 5 jours chez moi dans mon pays… Entre l’Homme et ma famille… Le BONHEUR !

Ceux d’entre-vous qui ont bonne mémoire se souviendront peut-être que j’avais réparti sur 2 jours mon dernier trajet franco-belge en voiture… Il fallait donc mettre la barre un peu plus haut cette fois… 400km en une journée… Même pas peur (enfin avec bouchons et casque, soyons tout de même raisonnables) !
Hormis une pause pour laisser nos fauves chez leur cat-sitter et un détour par les lieux de tournages de ma série fétiche, je n’avais pas vraiment prévu d’itinéraire adapté… L’idée était de faire des pauses lorsque j’en ressentais le besoin… J’en envisageais une toutes les 45 minutes approximativement et ce fut le cas.
Je ne dirais pas que j’étais en pleine forme à l’arrivée mais j’ai tout de même été capable d’improviser une chouette balade nocturne avant de rejoindre les bras de Morphée.

Le lendemain matin, j’avais prévu de faire une quinzaine de minutes de train et malgré les restes de douleur de la veille, je n’ai eu aucune difficulté à faire le trajet prévu, ce qui a fait le bonheur de ma grand-mère tout comme le mien.
Vous pensiez que c’était tout ? Non non non… Après les 15 minutes de trajet retour en train, j’ai enchainé avec une demi-heure de voiture sans bouchons ni casque pour une douce soirée avec ma cousine. Bon, là, je dois bien avouer que j’en ai trop fait… J’aurais du protéger mes oreilles, j’avais vraiment mal. Au retour, casque obligatoire !

Le lendemain matin, notre balade touristique m’a confrontée à pas mal de bruit de ville… Un peu compliqué avec la fatigue et les douleurs accumulées mais rien de grave, j’ai pu enchainer les trajets en voiture, la sortie chez le glacier (en bord de route avec toutes fenêtres ouvertes) et les courses (nous avions choisi de faire le trajet en voiture pour pouvoir rentrer avec le coffre plein des merveilles que seule la Belgique peut offrir à nos papilles) mais le soir l’épuisement s’est vraiment fait sentir… Impossible de faire quoi que ce soit malgré mon envie de rejoindre la Nuit debout locale.

Le lendemain matin (oui encore), re-15 minutes de train mais retour en voiture cette fois… Avec bouchons car il commençait à devenir indispensable de ne pas forcer avant les 400km du retour !
Au programme du reste de la journée : tourisme et soirée en famille… Chouette, chouette, chouette.
Tout se passait parfaitemen – l’Homme n’était pas saoul malgré les délicieuses bières et ma toute petite cousine était d’une incroyable sagesse – jusqu’à ce que l’alarme incendie se déclenche… Juste au dessus de moi… Je crois que je n’ai jamais couru aussi vite (pas à cause d’un incendie, non, c’était une fausse alerte mais quel bruit !!!).
Je vous laisse imaginer le stress, la douleur et les acouphènes… J’étais totalement envahie… Incapable de penser… Comment allais-je rentrer le lendemain matin après un tel choc auditif ?
L’Homme m’a vite ramenée à l’hôtel, choisissant son itinéraire pour qu’il soit le moins difficile pour mes oreilles abimées, ne sachant vraiment quoi dire face à mon silence. Moi non plus je ne savais pas quoi lui dire… On a beau aimer de tout son coeur, c’est difficile de partager dans ces moments là. Je me suis alors réfugiée dans une discussion sms avec A., hyperacousique comme moi… C’était plus facile parce qu’elle savait ce que je pouvais ressentir sans que j’ai à l’expliquer.

La nuit fut brève et pleine d’interrogations… Rentrer ou rester ?
J’ai fini par choisir la première solution non sans appréhensions !
Après un dernier au revoir à ma grand-mère et un dernier tour dans mon village nous nous sommes lancés dans notre périple en nous laissant la possibilité de ne récupérer les chats que plus tard de façon à réduire notre trajet d’une trentaine de minutes.
Finalement, nous nous sommes limités à de courtes pauses et avons retrouvé nos poilues… J’ai réussi… 400km après une alarme incendie… Je n’étais pas belle à voir je pense mais… J’ai réussi !

Pour ce qui est des conséquences du déclenchement de l’alarme, je vous en parlerai plus tard… J’ai déjà bien trop écrit !

La grande aventure !

Ma nouvelle "maison" pour 5 mois.
Ma nouvelle « maison » pour 5 mois.

 

Hum… Je vous avais dit que je reprenais mon rythme de sorties avec pour objectif un voyage à Tours… Tout ça a un peu changé !
Être demandeur d’emploi a parfois des avantages, et dans mon cas, celui de me donner accès à une formation de 6 mois.

( Je vais finir par devoir remercier l’employeur qui a refusé d’adapter mon poste de travail à mon handicap !).

Mais qui dit formation, dit déplacements quotidiens…
Et c’est là que la grande aventure commence !

 À partir de chez moi :
. 10 minutes dans un bus rempli de collégiens et autres bavards
+ un peu d’attente sur le quai de la gare
(ouch les trains qui freinent)
+ 8 minutes de train
(facile !)
+ 20 minutes de bus
(pas trop de gens, pas trop de bruit)

À partir de chez Mr R. :
. 5 minutes de bus tout calme
(youpi !)
+ un peu d’attente aux portes de Paris
(et il y en a du monde à cette heure l !)
+ 40 minutes de bus pas vraiment calme
(avec en bonus une partie du trajet sur pavés)
+ 10 minutes de slalom pédestre entre les livreurs
et autres nettoyeurs de rue

Et au retour, la même chose, en plus long… Embouteillages obligent !
Le tout sans bouchons ni casque, évidemment !

Le problème, c’est que ce n’est pas tout…
24 stagiaires, ça parle, et ça parle fort même !

Cette formation est une rééducation à elle toute seule tant elle me confronte aux bruits !

Parfois, le travail en groupe est compliqué à cause des multiples discussions qui s’entremêlent et font très rapidement augmenter le niveau sonore. Parfois, je dois prendre la fuite et errer dans les couloirs en quête d’un peu de repos auditif.
Mais globalement, je m’en sors plutôt bien…
Pas sans douleur ni fatigue mais tout cela reste gérable !
En ce qui concerne les acouphènes, je dirais que leur niveau a sensiblement augmenté mais il n’en est pas au point de m’inquiéter puisque j’ai tendance à l’associer à la fatigue.
Bref… Tout va bien :-)

 

À suivre !

 

PS : J’allais oublier… Il semblerait que je ne sois pas la seule hyperacousique de l’école. Inutile de vous dire que je trépigne d’impatience à l’idée de rencontrer pour la première fois quelqu’un « comme moi » !

Jour 104.

Instant transilien
Instant transilien

 

Aujourd’hui s’annonçait comme un samedi tranquille…
Une grasse mat’ et quelques courses… Normal.

Sauf que… Si j’écris ici, vous vous doutez bien que je ne me suis pas limitée à ça !

Depuis quelques temps déjà j’avais envie d’aller encore un peu plus loin… De reconquérir un autre univers (par univers, entendez moyen de transport)… Voilà, c’est fait !

Cet après-midi, j’ai pris le train !
Oh, avec mes bouchons et 2 minutes seulement, mais j’ai fait le premier pas et je n’ai plus qu’à continuer maintenant !

Je me suis sentie bien dans ce train de banlieue… J’ai toujours aimé le train. J’ai hâte de recommencer !

Ni douleur, ni agravation d’acouphènes (il faut dire que c’était tellement court), j’ai donc enchainé sur encore quelques courses avant de rentrer.

Bilan du soir :
Douleur : 2/10
Acouphènes : 4/10
Fatigue : 4/10

À suivre !