La grande aventure !

Ma nouvelle "maison" pour 5 mois.
Ma nouvelle « maison » pour 5 mois.

 

Hum… Je vous avais dit que je reprenais mon rythme de sorties avec pour objectif un voyage à Tours… Tout ça a un peu changé !
Être demandeur d’emploi a parfois des avantages, et dans mon cas, celui de me donner accès à une formation de 6 mois.

( Je vais finir par devoir remercier l’employeur qui a refusé d’adapter mon poste de travail à mon handicap !).

Mais qui dit formation, dit déplacements quotidiens…
Et c’est là que la grande aventure commence !

 À partir de chez moi :
. 10 minutes dans un bus rempli de collégiens et autres bavards
+ un peu d’attente sur le quai de la gare
(ouch les trains qui freinent)
+ 8 minutes de train
(facile !)
+ 20 minutes de bus
(pas trop de gens, pas trop de bruit)

À partir de chez Mr R. :
. 5 minutes de bus tout calme
(youpi !)
+ un peu d’attente aux portes de Paris
(et il y en a du monde à cette heure l !)
+ 40 minutes de bus pas vraiment calme
(avec en bonus une partie du trajet sur pavés)
+ 10 minutes de slalom pédestre entre les livreurs
et autres nettoyeurs de rue

Et au retour, la même chose, en plus long… Embouteillages obligent !
Le tout sans bouchons ni casque, évidemment !

Le problème, c’est que ce n’est pas tout…
24 stagiaires, ça parle, et ça parle fort même !

Cette formation est une rééducation à elle toute seule tant elle me confronte aux bruits !

Parfois, le travail en groupe est compliqué à cause des multiples discussions qui s’entremêlent et font très rapidement augmenter le niveau sonore. Parfois, je dois prendre la fuite et errer dans les couloirs en quête d’un peu de repos auditif.
Mais globalement, je m’en sors plutôt bien…
Pas sans douleur ni fatigue mais tout cela reste gérable !
En ce qui concerne les acouphènes, je dirais que leur niveau a sensiblement augmenté mais il n’en est pas au point de m’inquiéter puisque j’ai tendance à l’associer à la fatigue.
Bref… Tout va bien :-)

 

À suivre !

 

PS : J’allais oublier… Il semblerait que je ne sois pas la seule hyperacousique de l’école. Inutile de vous dire que je trépigne d’impatience à l’idée de rencontrer pour la première fois quelqu’un « comme moi » !

Objectif Tours – Jour 1

2015-01-06

Mon contrat de travail étant terminé… L’entrainement reprend !

Comme l’indique le titre de cet article, je m’entraine dorénavant pour me rendre à Tours en train.

Tours en train c’est en fait :
20′ de bus + 45 à 60′ d’un autre bus + l’attente dans la gare Montparnasse + 55 minutes de TGV + une vingtaine de minutes de voiture.

Mon premier objectif est donc d’être capable d’aller de chez moi à la gare Montparnasse sans douleur.
Le second sera de faire plus ou moins une heure de train de banlieue sans trop de douleur avant de me lancer dans l’aventure du TGV.

Aujourd’hui, j’ai donc pris la direction de la gare Montparnasse en décidant de m’arrêter quand je sentirais mes oreilles fatiguer… Résultat : Arrêt École militaire. Pas très loin de l’objectif.
Pour le retour, j’ai compliqué un petit peu l’exercice en prenant un bus à destination de la gare St Lazare… Eh oui… Retour en train !
Comme la douleur, après tout cela, était assez raisonnable (et mon frigo vide), j’ai enchainé avec les courses (je suis une grande malade je sais !).

Bilan au retour :
Douleur : 4/10
Acouphènes : 4/10
Fatigue : 5/10

Bilan après quelques heures de repos :
Douleur : 1/10
Acouphènes : 3/10
Fatigue : 6/10

À suivre !

Un an !

La Maison :-)
La Maison :-)

 

Un an !

26 décembre 2013. Le lendemain de Noël, c’est facile à retenir.
C’est ce jour là que tout a vraiment commencé.
Ce jour là que j’ai pris le bus d’abord pour quelques minutes, puis de plus en plus.
Ce n’était pas toujours évident, vous vous souvenez ?

Des jours et des jours à prendre d’abord 1 bus, puis 2, puis le train…
Des jours et des jours à raconter, partager, expliquer…

Et puis… La vie.

Voilà bien longtemps que je ne vous ai plus raconté mes aventures.
Pas que je me sois arrêtée, oh non, mais j’ai manqué de temps…
Vivre, ça prend beaucoup de temps et d’énergie… J’avais oublié !

Et puis j’ai travaillé aussi (le chômage m’a été bien utile mais avouons-le, avoir un travail c’est tout de même nettement plus confortable !).

Travailler la semaine et vivre le week-end, forcément, ça ne laisse plus beaucoup de place à l’écriture, j’en suis bien désolée !

Mais après un an, je ne pouvais plus rester silencieuse, il fallait que je vous raconte ce que je suis maintenant capable de faire !

Vous êtes prêts ?

Je suis maintenant capable d’aller chez Mr R. et de revenir le même jour (2×45’ de bus voir plus en cas d’embouteillages) sans bouchons ni casque.
Je peux passer 2 heures chaque semaine au centre équestre situé sur les quais (le passage des voitures ? Même pas peur !) sans bouchons ni casque.
Je peux partager un repas entre amis, même en présence d’enfants, sans devoir m’éclipser…Et ça, sans bouchons ni casque.
Je peux faire tout ça… LE MÊME JOUR !

Je peux passer 20 minutes à coté d’une cour de récréation sans bouchons ni casque (mais en ayant mal quand même… J’ai fait beaucoup de progrès cependant je n’espère tout de même pas de miracle !)
Je peux boire un verre dans un café moyennement calme après une heure de voiture (mais en ayant mal quand même… Pas encore de miracle mais ça pourrait bien venir !)
Je peux faire un aller-retour en train jusqu’à la gare St Lazare, passer 20 minutes dans la gare et savourer au retour le délicieux Whooper acheté par Mr R. (parce que bon, il ne faut pas exagérer, je ne suis pas encore capable de passer 20’ dans les files d’attentes interminables et bruyantes du Burger King, mais ça pourrait bien venir !)

Et ce n’est pas tout !

Pendant que vous profitiez de votre long week-end du 11 novembre, moi, je réalisais un exploit (oui oui, je peux au moins employer ce mot là !)
Ce week-end-là, j’ai fait ce que je n’aurais pas imaginé pouvoir refaire un jour… J’ai retrouvé MON Pays !
Chez moi, mon vrai CHEZ MOI (pas celui que j’habite en ce moment, non, le vrai de vrai, celui que j’aime), il se situe à quelques 300 km au nord.
Vous avez bien lu… 300 km d’autoroute… En voiture !
C’est Mr R. qui a décidé de la date.
C’est moi qui ai étudié les itinéraires, déterminé les haltes touristiques et choisi les hôtels.
Après échange avec le docteur L., il a été établi que le trajet aller, comme le trajet retour, se ferait en deux étapes… Le voyage s’est donc dessiné ainsi :
Départ angoissé de chez moi et sortie d’Ile-de-France un peu périlleuse un vendredi soir veille de long week-end.
Premier arrêt touristique et auditivement indispensable à Compiègne (joli centre ville).
Deuxième arrêt pour une nuit la plus réparatrice possible à Cambrai (évidemment, nous y avons fait acheté quelques bêtises).
Nouvelle étape à Mons (magnifique vue depuis le beffroi).
Et enfin… MON VILLAGE, MA FAMILLE.
Moins de 2 jours sur place et déjà il a fallu prendre le chemin du retour.
Première étape à Douai (Pas très reposante… Dans un pub. Mais c’était pour la bonne cause : revoir une amie pas vue depuis 10 ans !)
Une nuit à Amiens (J’ai moyennement apprécié le moment où toutes les cloches de la villes ont retenti probablement pour commémorer le 11 novembre – parce que j’étais dehors à ce moment là, évidemment ! – La ville est néanmoins très jolie, je me verrais bien y vivre un jour prochain)
Dernière pause à Beauvais et retour en Ile-de-France.
Bilan… 815 km.
(Il m’a fallu 2 semaines pour retrouver mon énergie et un niveau d’acouphènes acceptable ensuite mais je suis prête à recommencer dès demain !)

Cet incroyable voyage a fait tomber de nouvelles barrières…
Aujourd’hui, mes impossibles ont changé !

Prochain objectif… Tours en train.

Je vous raconterai.

À suivre !

Une hyper-vie.