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Jour 3.

j3

Aujourd’hui, la météo n’était pas très engageante. Quand il pleut la ville est plus bruyante. Il me fallait donc un trajet court et une motivation complémentaire. Les deux trouvés, je prenais la direction… De l’arrêt de bus (original non ?).

Le trajet court ne devait pas me poser de problème sauf que…
1, 2, 3, 10, 15… Mais combien sont-ils ? Une vingtaine probablement.
Leur âge… Plus ou moins 5/6 ans.
Leur niveau sonore… Joker.
Un centre de loisirs… Ils s’apprêtaient à prendre le même bus que moi. J’ai hésité puis, n’écoutant que mon courage (et mon absence totale de motivation pour les 10 minutes d’attente avant le prochain bus) je suis montée.

Le trajet n’a pas été simple mais j’ai résisté. Sans bouchons. Par contre après à peine 10 minutes, la douleur commençait déjà à bien se faire sentir.

Arrivée devant le Subway (la motivation complémentaire), j’aspirais à quelques minutes de calme le temps de la préparation du sandwich mais il n’en fut rien. Comme trop souvent dans ce type de restaurant, la musique était très forte et à la moitié de la préparation du sandwich, j’ai du plonger ma main dans mon sac pour m’emparer de mes bouchons d’oreilles.

Enfin sortie du restaurant, j’ai décidé de me balader un peu. Oui, sous la pluie. Maintenant que j’avais mis mes bouchons autant qu’ils me soient utiles. Et bien je peux vous dire qu’une ville de banlieue entre Noël et Nouvel an, un lundi, sous la pluie, c’est glauque.

La balade se prolongea contre mon gré quand il fut question de trouver un bus pour rentrer. Dans un centre ville inconnu et constitué de rues en sens uniques, pas évident !

La douleur,  la fatigue… L’exercice commençait sérieusement à devenir complexe, il était vraiment temps de rentrer.

Enfin, l’arrêt de bus, quelques minutes d’attente et… Retour à la maison.

Comme à chaque fois que j’enlève mes bouchons, j’ai eu droit au déluge dans mes oreilles bouchées… Souffle, sifflements… Le repos s’imposait.

Je suis un peu déçue de cette journée, je n’avais pas envie de devoir me servir de mes bouchons… Espérons que mes efforts d’aujourd’hui auront tout de même été payants.

À suivre !

 

Jour 2.

patinoire

 

Ce matin, les conséquences des efforts d’hier se font sentir. Les acouphènes sont très présentes, surtout à gauche. Pourquoi à gauche, je ne sais pas. L’oreille qui a été la plus exposée ?

La douleur n’est pas insupportable mais me fait douter. Est-ce bien raisonnable de partir aujourd’hui encore ? J’ai quelques courses à faire à proximité, je pourrais me limiter à ça aujourd’hui et reprendre le bus demain. Ah non, demain c’est samedi et le week-end, pas de bus. Enfin, pas de bus pour moi. Si je suis le programme que je me suis fixée, le samedi, sortie « locale » à pieds et le dimanche, repos. En tout cas, repos auditif, pas de sortie. Alors que faire ?

Une douche et un repas plus tard ( les deux me soulagent en général… La douche, je ne sais pas très bien pourquoi… Le bruit de l’eau ? La chaleur ? – Le repas, ça je sais, c’est la mastication ). Je disais donc, une douche et un repas plus tard, je décide de partir, mais pas loin. 5 minutes de bus, ce sera suffisant comme distance. Inutile de me faire trop mal et de perdre le bénéfice de mes efforts.

En route donc. Cette fois, je dois attendre le bus. 5 minutes, ça reste raisonnable. À la différence d’hier, je ne connais pas cette ligne, je ne connais pas la ville dans laquelle je vais, je sais juste que ce n’est pas loin et que mon objectif est… Un Subway ! (Oui, encore !)

Arrivée à ma station, comme hier,  je cherche le restaurant. Nettement plus simple, la rue est piétonne et peu fréquentée en cet après-midi d’entre-fête.

Subway trouvé, sandwich acheté, mon niveau de douleur me permet de me balader un peu, je m’engouffre dans une rue qui semble commerçante. Elle est passante et sans grand intérêt finalement, je ne m’y attarderai pas. Un peu plus loin, un marché de Noël semble encore en activité, je m’approche et suis obligée de faire demi-tour. C’était en fait une patinoire extérieure. Ça m’a donné envie mais la musique était si forte que je n’ai même pas pu apercevoir la glace. Je crois qu’enfiler des patins ne sera pas pour tout de suite. Dommage.
Pourquoi la musique est-elle toujours si forte dans ce genre d’endroit ?

Demi-tour disais-je. Ok mais pour aller où ? Je cherche l’arrêt de bus pour rentrer. Pas de chance, il est sur une artère extrêmement passante et n’est annoncé que dans 6 minutes. Ce fût long mais j’ai tenu, et sans bouchons !

5 minutes de bus et me voilà dans mon univers. Et si je faisais quelques courses puisque mes oreilles semblent tenir le choc… 1 supermarché. 2 supermarchés (j’avais oublié un truc dans le premier) et je rentre.

Bilan de cette journée. Même pas mal.
Enfin si, un peu mais ça va !

Je remarque, et ce n’est pas la première fois, que soigner le mal par le mal peut fonctionner… Enfin, en y allant doucement tout de même !

À suivre !