Archives pour la catégorie Petit à petit

Jour 9.

Planète des jeux par Sophie reine
Planète des jeux par Sophie Raine

 

Après une pause forcée hier pour cause d’emploi du temps surchargé, aujourd’hui, il fallait que je me rattrape.
Sur les conseils de Mademoiselle G., qui s’inquiétait de ne pas me savoir nourrie de Subway depuis quelques jours, j’ai choisi cet objectif.

Et quoi de meilleur qu’un Subway parisien ?
Me voilà donc en route pour la porte de Champerret.
Cette fois, j’ai pris le temps de marcher tranquillement jusqu’au restaurant et d’en revenir au même rythme pour réapprivoiser le niveau sonore de la capitale.

Dans le bus du retour, j’ai décidé de m’arrêter pour faire un tour par la galerie marchande histoire de jeter un œil, moi aussi, sur les soldes. Finalement, le bus s’arrêtant dans une rue commerçante, ce sont ces boutiques qui ont assouvi ma soif de réductions.

Petite pause culture, ça tombe bien, je trouvais que ce blog en manquait cruellement. Le hasard (!) m’a mené à la galerie Arte Vita où j’ai eu le plaisir de découvrir (entre autres) le travail de Sophie Raine. Cette artiste travaille l’acier de façon magnifique, je ne peux que vous conseiller de faire un tour sur son site ou mieux, si vous en avez la possibilité, d’aller voir son travail.

Après quelques dizaines de minutes de balade, la douleur a commencé à se faire sentir. J’ai réalisé que j’avais tendance à céder à la panique dans ces moment là, à marcher plus vite en quête de l’arrêt de bus, à ne plus voir ce qui se trouve autour de moi…
Alors non, je ne pars pas en courant, la « panique » est très mesurée mais je ressens comme une urgence à retrouver le calme de mon chez moi. Je pense que c’est un point à travailler. J’ai donc essayé de me raisonner, de faire attention à ce qui m’entourait, de respirer correctement et donc de trouver mon arrêt de bus dans de meilleurs conditions. L’exercice n’est pas évident.

De retour chez moi, je n’avais pas le temps de me reposer… Un appel à un ami (mais pas de millions en jeu) et du travail personnel à terminer… J’ai eu un peu peur de ne pas tenir mais finalement, il est plus d’une heure du matin et je ne me suis toujours pas effondrée, ce qui fait un grand changement par rapport à la semaine dernière.
Ce soir, j’ai un peu mal aux oreilles et mon niveau d’acouphènes est quasiment normal, juste quelques sifflements en plus. J’ai aussi très mal aux muscles du cou et des épaules… Quand je vous dit qu’il faut que je me débarrasse du mode « panique » dès que je commence à avoir mal à l’extérieur !

Mon programme de demain n’est pas encore établi mais il se pourrait que l’objectif soit simplement de progresser sur ma ligne de bus « repère ».

À suivre !

Jour 8.

cuivre

 

Aujourd’hui… Stabilisation !
Je n’avais pas le temps pour une grande expédition alors, j’ai fait plusieurs petits « exercices ».

Le premier : la visite du plombier.
Et ça fait du bruit un plombier… Ça cogne les tuyaux de cuivre, ça les fixe au chalumeau… Bruyant je vous dit !
J’ai utilisé mes bouchons par précaution, je ne voulais pas me faire mal dès le début de la journée.

Le deuxième : le dentiste.
Bon, ça, vous connaissez, sauf que pour nous, les hyperacousiques, le dentiste, c’est super compliqué à cause du bruit. Là, ça n’a pas duré, j’ai donc pu continuer ma journée sans douleur ou presque.

Le troisième : le supermarché.
Souvenez-vous du premier jour que j’ai raconté ici, le Carrefour Market dans la galerie glauque, hé bien j’y suis retournée et… Bonne nouvelle : la musique m’a semblé moins forte, moins agressante. Il faut croire que mes efforts de ces derniers jours commencent à porter leurs fruits.

Le quatrième : le supermarché.
Ça, c’est juste pour que vous puissiez vous moquer de moi et de ma mémoire de poisson rouge. Comme j’avais oublié des trucs dans le premier, j’ai du aller chercher ce qui me manquait dans un autre, mais sans prendre le bus cette fois.

Le cinquième : le lave-vaisselle.
Ça aussi ça fait du bruit. Et encore, j’ai choisi le mien pour son « silence ». 30 minutes de lave-vaisselle pour terminer cette journée d’exercice, ça me semblait approprié (et accessoirement… Nécessaire !)

Finalement, en me relisant, je réalise que ma journée a été bien remplie, je peux être contente de moi, et contente tout court puisque ce soir, je n’ai ni douleur ni aggravation de mes acouphènes et surtout, je n’ai pas l’impression d’avoir fait beaucoup d’effort. Chouette :-)

Si je suis les conseils de ma copine Mademoiselle G. il se pourrait que demain je vous reparle d’une enseigne verte et jaune… Ou pas !

À suivre !

Jour 6.

Galerie de portraits dans la galerie marchande.
Galerie de portraits dans la galerie marchande.

 

Choisir comme objectif du jour d’aller boire un chocolat viennois dans une galerie marchande un samedi après-midi, ce n’est pas très raisonnable. C’est donc pour ça que c’est… Ce que j’ai fait :-)

Le risque était tout de même calculé. Nous sommes le 4 janvier, c’est à dire le seul samedi entre les fêtes et les soldes. Tous les vacanciers ne sont pas encore de retour. Ceux qui sont restés chez eux profitent de ce week-end pour se reposer de ces derniers jours et les accrocs du shopping gardent précieusement leurs étrennes pour les soldes. Bref, ce samedi ne s’annonçait pas surpeuplé !

Première remarque… Pas grand monde dans le bus. Un peu plus sur la route ce qui m’a valu pas loin de 20 minutes de trajet.
Arrivée devant la galerie, que je ne connaissais pas, je redoutais la musique forte mais elle restait supportable, par contre, entre les souffleries du chauffage et les verrières très hautes qui faisaient raisonner les voies des promeneurs (on dit promeneurs dans une galerie commerçante ?) le niveau sonore était suffisamment important pour que je ne m’attarde pas.
2 minutes pour me rendre compte que je n’aimais pas du tout le style de déco vendu chez Zara Home, 3 minutes pour apprécier les photos de Yellow Korner (que je ne connaissais pas) et j’étais déjà dehors.

Bonne nouvelle, mon objectif (le chocolat chaud) se trouvait justement en dehors de la galerie.
À peine entrée dans le Starbuck, les choses se sont compliquées… Pas vraiment de musique mais des gens, des gens qui parlent, des gens qui parlent fort. Je me suis approchée du comptoir et ai renoncé à continuer sans bouchons (mais pas à mon chocolat chaud !).
Enfin sortie, mon objectif entre les mains, c’est en me perdant pour retrouver mon bus de retour que je l’ai siroté (sous la pluie!).
Il faut vraiment que j’étudie mieux mon trajet avant de partir, j’ai bien passé une demi-heure à errer et les acouphènes augmentant, Tout cela commençait à devenir angoissant.

Bilan de cette journée… 1h30 d’effort dont 35 minutes de bus.
Je suis moins fatiguée que je ne l’aurais imaginé et je remarque que je m’habitue de plus en plus au bruit de fond du bus qui me semble moins intense qu’au début (bonne nouvelle !).
Mon niveau de douleur me signale par contre que j’en ai fait un peu trop aujourd’hui. Mes acouphènes qui sifflent aussi.
Demain le repos s’impose.

À suivre !