Un mois !

1mois

 

Une quarantaine de tickets de bus, quelques dizaines de kilomètres, autant de photos, 9 sandwiches, 2 ou 3 chocolats viennois, 1 pull en solde , 1 batteur et… Des étoiles dans les yeux.

Depuis un mois, 5 fois par semaine, je sors de chez moi pour ne pas laisser l’hyperacousie prendre trop de place dans ma vie.

5 fois par semaine, je me confronte aux bruits, marche sur un fil, entre le trop et le pas assez, entre la douleur et l’insatisfaction.

Durant ce mois, j’ai atteins mon premier objectif, pas aussi vite que je l’aurais voulu mais plus vite que je ne l’aurais cru.

Durant ce mois, j’ai retrouvé Paris, nous ne nous étions pas vues depuis des années, elle a changé, moi aussi.

Durant ce mois, j’en ai fait trop, pas assez, j’ai douté, j’ai savouré, je me suis angoissée, je me suis surprise, je me suis épuisée, je me suis amusée aussi.

Durant ce mois, j’ai fais des progrès qui me laissent penser que j’ai choisi le bon chemin, j’ai rencontré des obstacles qui m’ont rappelé que ce chemin est long mais après tout, si c’est le bon, c’est le principal !

À  suivre !

Jour 22.

Au bout l'avenue des Ternes. Pour y arriver, un marché... Que j'ai traversé !
Au bout de la rue, l’avenue des Ternes. Pour y arriver, un marché plein de gens… Que j’ai traversé  (le marché, pas les gens :-p) !

 

 

Les douleurs & acouphènes d’hier s’étant calmés, j’ai décidé aujourd’hui de retourner dans le 17e.
Du coté que je connais mieux cette fois.

Bus, tout ça, tout ça… Pas de problème.

Arrivée sur le boulevard qui longe la porte de Champerret, j’ai choisi une rue plus calme et j’ai avancé, sans savoir jusqu’où, juste en me baladant.

J’ai dépassé l’avenue Niel (là où je m’étais arrêtée la dernière fois).
J’ai avancé, avancé, avancé.
C’est chouette Paris quand on redécouvre tout !
J’ai même traversé un marché.

Là j’ai senti qu’il était temps de faire demi-tour, la douleur commençait à se manifester un peu trop pour continuer.

Retour au même rythme, sans angoisse particulière, j’avais mal oui mais sans plus, ça allait.
C’est chouette quand ça va :-)

J’ai même pris le temps de passer par le Subway (rassurée Mademoiselle G. ?) avant de remonter dans le bus.

Et tu sais quoi cher lecteur ?
Après les embouteillages, je ne suis même pas rentrée directement !

Environ 2h30 de balade en ville (plus ou moins bruyante selon les moments) et je n’ai quasiment pas mal ce soir… Génial, non ?
(pas d’augmentation des acouphènes non plus pour ceux qui se poseraient la question)

À suivre !

Jour 21.

C'est joli, mais ça fait beaucoup de bruit !
C’est joli, mais ça fait beaucoup de bruit !

 

Grosse journée aujourd’hui…
Objectif du jour : le square des Batignolles.

Lorsque j’ai lancé un appel à mes amis de Facebook pour avoir des idées d’activités sympa, pas chères et pas bruyantes autour de la porte Champerret, on m’a conseillé le quartier des Batignolles.

Ma première réaction a été « non, c’est trop loin, ce sera pour plus tard » puis j’ai réalisé qu’en prenant un autre bus, je pouvais arriver tout près de ce quartier.

Je vous épargne le récit classique… Attente, bus… Tout va bien. Aucune douleur.

Arrivée à mon arrêt, sur une avenue, je me suis empressée de rejoindre une rue moins passante, jusque là pas de problème.
Le quartier était vivant mais sans y rester trop longtemps ça pouvait aller.

Sur les premiers mètres, j’ai été prise d’un sentiment d’angoisse, je vous en ai déjà parlé… Quand on a vécu dans un périmètre restreint pendant des années, en sortir est grisant mais aussi angoissant, il faut apprendre à avancer sans repères. J’avais étudié mon trajet mais je ne connaissais pas le quartier.

Respirer, profondément, se dire qu’en cas de problème il suffit d’appeler un taxi et surtout… Continuer à avancer !

Quand j’ai trouvé le square, je commençais à avoir mal, quand je m’en suis approchée de plus près, je me suis rendue compte que la proximité de la voie ferrée était un problème.

J’ai tout de même fait le tour du parc et pris quelques photos mais, je n’avais pas l’esprit libre… J’ai fait ça vite et mes photos sont toutes ratées (enfin pas assez jolies pour que j’en sois contente).

J’ai repris ma route pour le retour. Cette fois, j’étais moins inquiète de mon trajet, j’ai donc pu avancer au hasard des rues tout en sachant qu’en les remontant  j’arriverais forcément sur mon avenue de départ et que, cette avenue était bordée de plusieurs arrêts de bus dont un me conviendrait forcément. Ce fut le cas.

Une chance pour moi, le bus est arrivé très vite mais…
Quel bruit à l’intérieur… Mes oreilles fatiguées ont souffert des voix des adultes, des cris des jeunes enfants et surtout de la maudite voix des annonces d’arrêts qui était si forte que le son saturait !
Je n’ai jamais été aussi contente de voir arriver le terminus !

Quelques courses, une lessive et un tour de lave vaisselle plus tard, me voici devant mon écran.
Mes doigts sur le clavier me dérangent un peu.
Mon niveau d’acouphènes est plus élevé que d’habitude, ils sont plus aigüs aussi mais heureusement le sifflement à droite a l’air de se calmer.
La douleur est bien là mais n’est pas non plus insupportable.
La fatigue, elle, m’a attachée au canapé une bonne partie de la fin de journée !

Si je veux m’en tenir à mon programmes de 5 sorties en bus par semaine, je devrais encore prendre la route demain… À moins que mes oreilles ne réclament pas une pause.

À suivre !