Le pourquoi du comment.

Photo :  Mr R. (détail)
Photo : Mr R. (détail)

 

Pourquoi ce blog ?

Je ne suis pas de celle qui savent raconter leur vie mais je vais tenter l’expérience de retracer ici mon parcours de « rééducation ».

Je vais écrire pour les autres, ceux qui sont comme moi.
Je vais écrire pour les autres, ceux qui ne comprennent pas.
Je vais écrire pour moi, pour mettre en mots les progrès tellement infimes que parfois je ne les vois pas.

Après une quinzaine d’années d’aggravation, la roue tourne.

Tout à commencé quand je me suis rendu compte que j’étais capable de passer plus de temps que je ne le pensais en compagnie d’un enfant. Si j’étais capable de ça, j’étais peut-être capable d’autres choses.

Ce moment a coïncidé avec la découverte de la mesure de mon seuil de tolérance et l’essai de générateurs de bruits blanc.

Sans exagérer, la découverte de la mesure de mon seul de tolérance auditive fut un moment merveilleux.
Pour la première fois, mon handicap pouvait être quantifié. Il était écrit sur cette feuille de papier devant moi. Il était réel. Je ne l’inventais pas. Il existait pour quelqu’un d’autre que pour moi. Il existait, je pouvais le montrer, l’expliquer avec ces chiffres que notre société aime tant.
Si vous êtes hyperacousique et qu’aucun ORL ne vous a jamais parlé de ce test (c’était mon cas), précipitez vous chez le premier audioprothésiste venu et demandez-lui s’il le pratique. S’il ne le fait pas, harcelez votre médecin ou votre ORL pour trouver un moyen de le faire, c’est important. Ça l’a été pour moi en tout cas.

L’essai des générateurs de bruit blanc n’a duré que quelques mois mais fut une expérience très intéressante et utile. Je ne cacherai pas que ce fut aussi une expérience difficile.
Avoir un bruit extérieur dans les oreilles pendant 8 à 12 heures par jour, ça fait mal, c’est fatigant, c’est désespérant aussi.
Désespérant parce que la fatigue et la douleur ne nous permettent pas de voir les résultats obtenus tant ils sont infimes.
Si après l’essai je n’ai pas poursuivi, c’est uniquement pour une question financière car j’ai fini par réaliser mes progrès surtout lorsque je me suis rendue compte que j’étais à nouveau capable de me sécher les cheveux sans casque de chantier sur les oreilles (c’est nettement plus pratique!)

À défaut de pouvoir continuer sur cette voie, je me suis mise en quête d’un nouvel ORL. La dernière en date m’ayant gentiment signifié qu’il était temps que nos chemins se séparent (vu ses tarifs et son inefficacité, je ne la regretterai pas).
Il m’a fallu quelques mois pour remarquer par je ne sais quel Hasard (non, le Hasard n’existe pas) que le docteur L. exerçait dans une ville qui m’était plus ou moins accessible. 2h00 par semaine.
Le docteur L., je le connaissais, c’est même lui qui avait diagnostiqué mon hyperacousie il y a une dizaine d’années. Il avait eu la mauvaise idée de m’envoyer vers un comportementaliste avec lequel j’ai eu un contact plus que mauvais. Je n’ai donc plus consulté ni l’un, ni l’autre.
Autant dire qu’après 10 ans j’allais à ce premier rendez-vous chez le docteur L. avec quelque appréhensions. Mais les spécialistes sont rares et les spécialistes accessibles encore plus. Il fallait que je tente ma chance. Le rendez-vous s’est très bien passé. Il fut très encourageant.

Au second rendez-vous, ce qui devait arriver arriva… Docteur L. a voulu que je retourne voir Docteur Pas-sympa mais pour qu’il me dirige vers quelqu’un d’autre (Youpiiiiii). Sauf que Docteur Pas-sympa exerce en plein centre de Paris et que le centre de Paris, c’est un peu le bout du monde pour moi. C’était sans compter sur mes compétences de Sherlock Holmes… Je l’ai trouvé seule, le confrère (en l’occurrence la consœur) comportementaliste !

Et c’est là que l’aventure commence.
Cette aventure du mieux-être hyperacousique que je m’apprête à vous raconter.

 

 

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