Elle sera toujours là.

Vers l'infini et au delà !
Vers l’infini et au delà !

Quand je passe sur le blog, je me dis d’abord qu’il faut vraiment que je me remette à y écrire, que j’ai bien des choses à dire et qu’elles pourraient être utiles à ceux qui, comme moi, ont dans leur vie l’hyperacousie.
Et puis il y a autre chose… Je vois le chemin parcouru.
Et je dois dire que je suis assez fière.

Cette fierté me fait du bien car il y a quelques jours, je me suis pris une claque.

Depuis que je vais mieux, j’ai tendance à l’oublier, ELLE.
J’ai l’impression que je fais les choses normalement,
je me sens capable de quasiment tout, pas comme avant,
quand je vivais avec ELLE.

C’est vrai, aujourd’hui, je n’ai plus du tout l’impression de vivre avec ELLE.

Mais, hier, avant-hier peut-être, on m’a rappelé qu’ELLE vivait toujours avec moi.

Aïe… Ça fait mal !

Ça fait mal et puis on réfléchit…

Après tout, c’est vrai qu’elle sera toujours là.

Sauf qu’aujourd’hui, ce n’est plus elle qui dirige.

Aujourd’hui…
Si je veux sortir, je sors.
Si je veux faire les boutiques, je fais les boutiques.
Si je veux aller au restaurant, je vais au restaurant.
Si je veux aller boire un verre, je vais boire un verre.
Si je veux accompagner un enfant au parc, je le fais.
Si je veux rester à coté d’un petit qui pleure ou crie, je le fais.
Si je veux prendre la voiture, le bus, le tram, le train, JE LE FAIS.

Alors, c’est vrai qu’elle est toujours là, parfois elle me fait mal, parfois elle me fatigue, parfois elle m’oblige à réfléchir un peu plus mes envies, parfois elle me demande  de faire une pause ou de décaler mes horaires mais m… si je veux faire quelquechose, JE LE FAIS !

Alors à toi qui m’a rappelé qu’ELLE vivrait toujours avec moi et que ça pourrait t’empêcher de le faire… Sache une chose…
Si depuis des années je travaille à effacer les barrières qu’ELLE insinue dans ma vie, ce n’est pas pour que tu les re-dessines avec tes impossibles. Ces impossibles sont les tiens, ceux que tu n’as pas oublié, je sais qu’ils n’existent plus pour moi.
Je peux TOUT et surtout, je peux continuer à avancer parce que…
Bientôt elle me fera encore moins mal, bientôt elle me fatiguera encore moins, bientôt elle ne m’obligera plus du tout à réfléchir mes envies, bientôt elle ne me demandera plus de décaler mes horaires.

JE SUIS CAPABLE DE TOUT ÇA !

À la maison pour les vacances !

lma

Des vacances, de vrais vacances avec valises et voyages… Je n’imaginais pas que je pourrais à nouveau en avoir un jour et pourtant… Je rentre de 5 jours en Belgique… 5 jours chez moi dans mon pays… Entre l’Homme et ma famille… Le BONHEUR !

Ceux d’entre-vous qui ont bonne mémoire se souviendront peut-être que j’avais réparti sur 2 jours mon dernier trajet franco-belge en voiture… Il fallait donc mettre la barre un peu plus haut cette fois… 400km en une journée… Même pas peur (enfin avec bouchons et casque, soyons tout de même raisonnables) !
Hormis une pause pour laisser nos fauves chez leur cat-sitter et un détour par les lieux de tournages de ma série fétiche, je n’avais pas vraiment prévu d’itinéraire adapté… L’idée était de faire des pauses lorsque j’en ressentais le besoin… J’en envisageais une toutes les 45 minutes approximativement et ce fut le cas.
Je ne dirais pas que j’étais en pleine forme à l’arrivée mais j’ai tout de même été capable d’improviser une chouette balade nocturne avant de rejoindre les bras de Morphée.

Le lendemain matin, j’avais prévu de faire une quinzaine de minutes de train et malgré les restes de douleur de la veille, je n’ai eu aucune difficulté à faire le trajet prévu, ce qui a fait le bonheur de ma grand-mère tout comme le mien.
Vous pensiez que c’était tout ? Non non non… Après les 15 minutes de trajet retour en train, j’ai enchainé avec une demi-heure de voiture sans bouchons ni casque pour une douce soirée avec ma cousine. Bon, là, je dois bien avouer que j’en ai trop fait… J’aurais du protéger mes oreilles, j’avais vraiment mal. Au retour, casque obligatoire !

Le lendemain matin, notre balade touristique m’a confrontée à pas mal de bruit de ville… Un peu compliqué avec la fatigue et les douleurs accumulées mais rien de grave, j’ai pu enchainer les trajets en voiture, la sortie chez le glacier (en bord de route avec toutes fenêtres ouvertes) et les courses (nous avions choisi de faire le trajet en voiture pour pouvoir rentrer avec le coffre plein des merveilles que seule la Belgique peut offrir à nos papilles) mais le soir l’épuisement s’est vraiment fait sentir… Impossible de faire quoi que ce soit malgré mon envie de rejoindre la Nuit debout locale.

Le lendemain matin (oui encore), re-15 minutes de train mais retour en voiture cette fois… Avec bouchons car il commençait à devenir indispensable de ne pas forcer avant les 400km du retour !
Au programme du reste de la journée : tourisme et soirée en famille… Chouette, chouette, chouette.
Tout se passait parfaitemen – l’Homme n’était pas saoul malgré les délicieuses bières et ma toute petite cousine était d’une incroyable sagesse – jusqu’à ce que l’alarme incendie se déclenche… Juste au dessus de moi… Je crois que je n’ai jamais couru aussi vite (pas à cause d’un incendie, non, c’était une fausse alerte mais quel bruit !!!).
Je vous laisse imaginer le stress, la douleur et les acouphènes… J’étais totalement envahie… Incapable de penser… Comment allais-je rentrer le lendemain matin après un tel choc auditif ?
L’Homme m’a vite ramenée à l’hôtel, choisissant son itinéraire pour qu’il soit le moins difficile pour mes oreilles abimées, ne sachant vraiment quoi dire face à mon silence. Moi non plus je ne savais pas quoi lui dire… On a beau aimer de tout son coeur, c’est difficile de partager dans ces moments là. Je me suis alors réfugiée dans une discussion sms avec A., hyperacousique comme moi… C’était plus facile parce qu’elle savait ce que je pouvais ressentir sans que j’ai à l’expliquer.

La nuit fut brève et pleine d’interrogations… Rentrer ou rester ?
J’ai fini par choisir la première solution non sans appréhensions !
Après un dernier au revoir à ma grand-mère et un dernier tour dans mon village nous nous sommes lancés dans notre périple en nous laissant la possibilité de ne récupérer les chats que plus tard de façon à réduire notre trajet d’une trentaine de minutes.
Finalement, nous nous sommes limités à de courtes pauses et avons retrouvé nos poilues… J’ai réussi… 400km après une alarme incendie… Je n’étais pas belle à voir je pense mais… J’ai réussi !

Pour ce qui est des conséquences du déclenchement de l’alarme, je vous en parlerai plus tard… J’ai déjà bien trop écrit !

Thalys !

Bruxelles-Midi un dimanche matin...
Bruxelles-Midi un dimanche matin…

 

Ma filleule se marie (mais ça je vous en parlerai plus tard)…
Ma filleule se marie en Belgique (logique, c’est là qu’elle vit)…
Alors forcément, maintenant que je me déplace un peu plus facilement (bon, d’accord, moins difficilement), impossible de ne pas y aller.

Lorsque nous avons réfléchi à l’organisation de ce voyage, j’ai eu envie de tenter le train… Vous ne pouvez pas imaginer à quel point j’avais hâte de retrouver mon Thalys !

Après la joie de la réservation des billets, aurait du venir l’angoisse du trajet mais… Étrangement, pas d’angoisse. Il faut croire que la fatigue de la formation était plus forte !

Je m’attendais vraiment à ce que le trajet ne me pose pas de problème auditivement parlant.

Bien entendu, j’avais prévu bouchons et casques mais mes casques étaient tranquillement installés dans ma valise, pas dans mon sac.

Après une journée de cours et quelques heures d’attente entre rues et gare, mes oreilles étaient déjà bien fatiguées mais prêtes pour ce nouveau défi !

Au départ du train, pas de problème, le bruit était tout à fait supportable sans protection auditive… Cela n’a pas duré !
Enfin si… Une heure… Le temps de la réparation de la panne qui nous a bloqué aux portes de St Denis (pour ceux qui ne connaissent pas, le train a roulé moins de 5 minutes avant de s’interrompre).

Après, les choses ont changé… Le train, prenant de la vitesse, est devenu de plus en plus bruyant, m’imposant de porter d’abord mon casque numérique puis mon casque numérique + mes bouchons.
D’après Monsieur R., le train roulait vraiment très vite (pour rattraper son retard sans doute) ce qui m’a posé un problème de pression dans les oreilles. Je ne saurais pas très bien comment le décrire mis à part en disant que c’était plutôt désagréable.

Après une trop courte nuit, la douleur était encore présente mais raisonnable…

Le trajet retour s’est passé de la même façon (mais sans panne cette fois !) et m’a laissé dans un état suffisamment bon pour finir mon trajet avec 1H30 de bus (Monsieur R. ayant la mauvaise habitude d’habiter loiiiin de la gare du nord !).

Bilan…  À refaire !
Je pense qu’il est encore trop tôt pour envisager un trajet plus long mais celui ci-me semble parfait pour mesurer mes progrès avant de prévoir des destinations plus lointaines.

Pour le moment, après cette joyeuse escapade, il est l’heure de retourner à l’école !
À suivre !

Une hyper-vie.